Pourquoi faut-il se mobiliser contre la réforme 2023 des retraites de Macron ?

Avec le projet de loi de réforme des retraites à Macron (qui devrait s’appliquer au 1er septembre 2023), pour pouvoir prendre sa retraite, il faut une double condition :

  • avoir 64 ans (+ 2 ans par rapport à la précédente réforme des retraites de Tourraine)
  • Avoir cotisé durant 43 annuités (172 trimestres)

Voici 2 exemples pour être plus concret :

  • Je suis PATS et j’ai commencé à 24 ans. Je ne pourrais partir qu’à 64 ans, mais comme il me faut 43 annuités, je ne pourrais partir qu’à 24+43= 67 ans ! (pour une carrière complète..!!)
  • Je suis SPP et j’ai commencé à 22 ans. Je ne pourrais partir qu’à 64 ans – 5 ans (bonif 1 an/5 ans) = 59 ans. Mais il faut que j’aie mes 43 annuités – 5 ans (bonif 1 an/5 ans) = 38 ans. Ce qui fera donc 22+38= 60 ans (pour une carrière complète…!!)

Dès lors, personnel administratif et technique, est-ce que vous vous voyez travailler au bureau, gérer des stocks, etc… jusqu’à 67 ans ?

Messieurs les personnels sapeurs-pompiers professionnels, vous vous voyez tirer le dévidoir de 200 kg sur 200 m ou effectuer un sauvetage d’une personne à 20 m de haut de l’échelle à 60 ans ?

L’espérance de vie en bonne santé est de 65,9 années pour les femmes et 64,4 années pour les hommes (source DREES).

C’est sans parler, pour les PATS, des conditions de travail qui se dégradent de plus en plus avec toujours moins de moyens..!!

C’est également sans compter que l’espérance de vie des SPP est inférieure de 7 ans !! Ni même l’exposition à des produits CMR qui provoquent des cancers chez cette même catégorie d’agents !

Les méfaits de la réforme :

  • Augmentation des contrats d’assurance (statutaires) pour les collectivités
  • Augmentation des prévoyances
  • Augmentation de l’absentéisme (arrêt maladie, accident du travail, inaptitude)
  • Les retraités participent largement aux gardes des petits-enfants ainsi qu’aux associations 
  • Injuste pour les femmes qui ont souvent des carrières hachées ou qui ont recours aux temps partiels

Les autres solutions :

  • Mobiliser les 157 milliards d’euros annuels d’aides publiques aux entreprises ;
  • Mettre à contribution les dividendes et les revenus financiers des entreprises. Pour rappel, en 2022, les actionnaires des entreprises du CAC 40 ont touché 80 milliards, un sommet jamais atteint !
  • Élargir l’assiette des cotisations et y intégrer les primes des fonctionnaires et l’intéressement et la participation ;
  • Mettre fin aux 28 % d’écart de salaire entre les femmes et les hommes, ce qui rapporterait 6 milliards par an dans les caisses ;
  • Augmenter les cotisations d’un point, ce qui rapporterait près de 15 milliards d’euros.

La CGT revendique :

  • Départ à la retraite à 60 ans à taux plein
  • Départ anticipé à 55 ans ou un trimestre de départ anticipé par années d’exposition pour les salariés exposés à des facteurs de pénibilité.
  • Revenir au calcul sur les 10 meilleures années pour le privé
  • Conserver le calcul sur les 6 derniers mois pour le public étant donné la trajectoire de leur rémunération
  • Prise en compte des années d’études
  • Concernant la pénibilité ; prise en compte des situations réelles de travail et reconnaissance de toutes les formes de pénibilité par grands corps de métiers
  • Taux de remplacement minimum de 75 %. Dans tous les cas, pas de pension inférieure au SMIC CGT (1800 €) quel que soit le régime de retraite.
  • Cela inclut également les agriculteurs et pose la question de la juste rémunération de leur travail

Pour la CGT et l’intersyndicale nationale, c’est non!! ON N’EN VEUT PAS!!!

Alors combattons cette réforme injuste et inadmissible !

PATS ET SPP DU SDIS 65, TOUS DANS LA RUE!!

Manifestation le mardi 31 janvier 10 h Place de la Bourse du Travail à Tarbes


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